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Les enfants n'ont pas toujours raison... [PV: Ryûko Itoe]

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MessageSujet: Les enfants n'ont pas toujours raison... [PV: Ryûko Itoe] Jeu 25 Nov - 20:15



Les enfants n'ont pas toujours raison...


Demeure des Camphriers
Clan Kazama

Le vent soufflait encore doucement aujourd'hui, et les trois camphriers devant la demeure spacieuse laissait envoler au passage leurs feuilles bien vertes, alors que de son regard vide et impassible, le chef du clan Kazama les scrutait avec autant d'attention que le ferait un chat avec le ciel. Depuis tout à l'heure, des cris retentissaient depuis la demeure des cerisiers, et même en sachant ce qu'il s'y passait, il ne s'en inquiéta même pas. La demeure des cerisiers dans les terres du clan était celle de son épouse, mais également celle des femmes de chambre. Il n'y allait que pour voir Aiko de temps à autre mais n'y mettait jamais réellement les pieds, et ce n'était pas parce que madame faisait en ce moment-même une crise de nerf qu'il allait se permettre de lever le pied et de venir la voir. Ce qu'elle voulait? Déclencher quelque chose en lui, une espèce d'inquiétude pour qu'elle soit au centre de ses attentions. Malheureusement cela faisait bien longtemps que personne n'intéressait réellement le vent du clan, au point où face à tout le monde il ne montrait que cet air impassible et imperturbable qui pouvait énerver bien plus d'un.
En fait il serait plus juste de dire que le cours de Kyûdo venait de se terminer correctement comme tous les jours et que, pendant que les élèves étaient en train de ranger le matériel, il en avait profité pour partir de la demeure du Genévrier, pour rester dans la demeure principale du clan et celle qui en constituait le coeur.
Il était donc assis sur le bord du sol en bois, les pieds dans le vide, entre deux poteaux du couloir extérieur. Devant lui, les trois camphriers et le petit étang au milieu qui laissait paître les hérons de passage et nager les carpes koï. À quoi il pensait? À ses problèmes habituels bien entendu et la façon avec laquelle il pourrait les arranger. Car il ne fallait pas oublier que sa peur était encore là, cette peur de l'extérieur qui était assez indescriptible depuis le fameux accident et bien entendu depuis que sa mère l'en avait interdit. Même après sa disparition, il fallait dire que l'aura de cette dernière avait tendance à le contrôler comme si elle avait prit totalement possession de lui, chose dont il avait horreur mais dont il ne pouvait s'empêcher de penser.

-Kaze-kun?


Il reconnut tout de suite la voix qui était derrière lui, parce qu'il avait déjà entendu ses pas sur le sol du tatami où il était assis. Oui, il reconnaissait chaque pas, chaque paroles, et ces derniers étaient tout simplement ceux de son grand oncle, Shinjô. Il s'approcha de lui lorsqu'il vit qu'il ne fit aucun mouvement et vint s'incliner à lui comme une salutation de la journée.

-Il est déjà quinze heures et je ne t'ai vu de la journée.


Commença le vent indifférent, d'un ton blasé mais qui signifiait bien qu'il n'avait pas été très content de ce manque d'attention et d'une salutation assez tardive. Shinjô redressa la tête.

-Veuillez m'excusez, mais madame m'avait mandé quelques courses...


-Aiko n'est pas la priorité.


-Pourtant, vous savez que le médecin a dit qu'il fallait se charger d'elle jusqu'à...


-Tu n'as pas besoin de me le rappeler.


Shinjô s'inclina.

-Veuillez m'excuser.


-Va préparer la demeure des Lotus.


-J'y vais de ce pas.


Shinjô se leva, mais ne redressa nullement le visage, reculant sans lui faire dos, jusqu'à ce qu'il soit hors de sa vue. Il y avait des jours comme celui-ci ou le prince de l'air était d'une humeur peu conviviale et il fallait par-dessus tout ne pas l'énerver, sous peine de soulever la tempête. Mais qui sait? Peut-être après le cours de Calligraphie serait-il en mesure de pouvoir mieux parler à quiconque lui adresserait la parole?... enfin, cela était encore à voir, car il fallait déjà qu'il adresse la parole longtemps à quelqu'un sans s'en lasser, sans éprouver une seule fois une sensation d'endormissement soudain.





Demeure des Lotus en fleur
Clan Kazama

Shinjô était venu le chercher avec deux servantes, qui l'avaient précédé dans sa longue marche. L'une tenait ses vêtements de rechange, ceux qu'il utilisait pour donner ses cours de calligraphie, et l'autre tenait le matériel qu'il utilisait, à savoir les quatre trésors du lettré: le pinceau chinois, le papier, le bâtonnet d'encre et la pierre à broyer l'encre.

-Les élèves sont déjà disposés, il ne manque plus que vous.
Introduisit Shinjô qui ouvrit la porte coulissante, les genoux au sol, pour le faire entrer dans la salle à côté du cours.
Là, personne ne le voyait et lui non plus ne voyait pas ses élèves mais il y avait comme une aura de silence qui venait faire pression sur les deux salles, comme s'ils allaient toutes deux découvrir ce que cela cachait. En réalité, cela faisait bien des années que Chikage donnait des cours de calligraphie, et même pour les plus jeunes. Mais aujourd'hui tout spécialement ce n'était que pour les personnes ayant au minimum l'âge de l'adolescence et maximum le sien. Oui, c'était assez jeune encore, et il était lui-même surpris que d'aussi jeunes personnes s'intéressent encore à la calligraphie, mais c'était aussi un art que les grandes familles japonaises aimaient à contempler et surtout lorsque c'étaient leurs enfants les artistes. De plus, le clan Kazama était assez réputé pour cet art-là, chose qui avait un certain avantage, contrairement à la période Inseki du clan, dite celle des "météorites", où le clan avait chuté et en réputation et en estime.
Toujours est-il qu'en y repensant, le chef du clan défit son obi pour le laisser tomber au sol avec son kimono blanc orné de branche de cerisier et de leurs fleurs roses et rouges, celui qu'il portait pour rester chez lui, pour laisser les servantes s'occuper de le vêtir. Il se laissa faire, droit, le regard encore porté à l'horizon comme s'il y avait quelque chose qui l'intriguait depuis un moment déjà mais que personne n'arrivait à savoir quoi. Shinjô tentait le tout pour le faire parler, pour introduire une autre conversation que ses propres problèmes, mais pour une fois le vent demeura silencieux, répondant de temps à autre des oui ou des non.
Lorsqu'il fut prêt cependant, alors que son kimono beige aux quelques poudreuses bleues et aux fleurs dorées fut mis, il demanda aux deux suivantes d'installer le matériel sur sa table basse face aux élèves qui, eux également, avait cette drôle de table basse traditionnelle pour pouvoir peindre, avant de vouloir y entrer. Quoi que son grand oncle fasse, il le savait, Chikage n'était pas de bonne humeur aujourd'hui!

-J'y vais.


Dit-il simplement, avant d'ouvrir la porte coulissante et de la refermer derrière lui, alors que les élèves s'inclinait, le visage au sol et les mains à plat sur le tatami.

-Redressez-vous, nous allons commencer.



Le cours était un moment de silence et d'attention que portait le peintre vis-à-vis de son pinceau et de la feuille qu'ils utilisaient. Plane, blanche, parfois beige, cette dernière offrait une vue troublante de l'écriture une fois que celle-ci s'imprimait sur elle. En tout cas, c'était ce qu'enseignait le vent calme qui passait entre les élèves depuis quelques minutes, regardant avec minutie leur travail. Il y avait soit ceux qui étaient là pour faire plaisir à leurs parents et commettaient de graves erreurs, soient ceux qui étaient trop perfectionnistes et qui râlaient pour un rien. Dans les deux cas, il n'y en avait aucun qui avait compris le sens réel de la peinture et le tracé des contours, ce qui le fâcha légèrement. À chaque cours c'était la même chose, deux ou trois se faisaient remarquer, cachant ainsi la présence des autres. Mais dans un cas comme dans l'autre, il ne faisait pas trop attention à eux, ou alors il ne voulait pas. S'il commençait à se lier avec quiconque, à coup sûr cette personne n'hésiterait pas à tenter de le faire sortir de cet endroit, chose qu'il voulait à tout prix éviter... C'est alors que la porte coulissante se tira et une servante, la tête basse et les mains à plat annonça l'heure.

-Bien, ce sera tout pour aujourd'hui. Tâchez de bien nettoyer vos instruments et de ne pas oublier vos affaires.


Alors que la servante s'occupait de mener les jeunes élèves, Kazama s'assit derrière sa table basse et rangea son matériel, ma servante passant dans les rangs pour récupérer le matériel qu'il avait prêté à ceux qui ne l'avaient pas. Encore quelques élèves traînaient, certains venaient lui demander conseil avant de s'en aller, mais toujours est-il qu'il resta concentré sur ses propres affaires. Autant rester seul et dans son coin, et ce, jusqu'à la fin...






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MessageSujet: Re: Les enfants n'ont pas toujours raison... [PV: Ryûko Itoe] Sam 27 Nov - 15:44

J'en ai marre... Marre marre...

Criant de rage la jeune femme lança tous ce qui lui passait dans les mais, ces toile était déchirée, détruite, c'est fou comme des fois l'inspiration vous échappe, qu'elle vous coule entre les doigts.. L'atelier est dévasté, alors qu'elle se laisse tomber au sol le souffle cours, la maison lui semble trop vide, trop silencieuse... Une main sur le cœurs, se calmer un peu alors que le souffle reviens doucement.. C'est mauvais pour elle de s'énerver mais depuis plus d'un ans elle n'arrive plus a dessiner, si ces dessins son beau mais elle même les trouve toujours laid, horrible... Non vraiment elle ne parviens plus a rien dans le silence trop présent de son appartement.

Pourquoi tu m'a laisser Aiko.

Soupirant la jeune femme se remet debout, son regard se posant un instant sur l'horloge, il était temps de se préparer même si elle n'avait pas grand chose a faire... Délicatement enfiler un kimono rouge et blanc, un de ceux qu'elle préfère, les décors du kimono son de petit chats en train de jouer, certain chassant d'autre dormant... Un kimono qu'elle adore, la jeune femme a un faible pour les chats d'ailleurs elle en possède deux, deux beau chat un birman au poil doux et un maine coon. Qui grandit doucement mais surement... Pour tout dire ces deux chats son un cadeau de ces parents qui on essayer de la faire sortir de la dépression. Mais cela n'avait pas vraiment marché, enfin dans un sens oui la jeune femme avait prit conscience que la vie continuait et qu'il fallait aller de l'avant...

Elle avait repris ces cours et d'autre encore pour ne plus penser a rien... La jeune femme avait aussi envie de prendre des cours d'auto défense le seul problème c'est qu'avec ces problèmes de cœur c'était assez dangereux. Doucement coiffer ces cheveux, longuement, pour les rendre lisse et brillant.. Bien son taxi devait être arriver...

Silence... Je n'en peux plus du silence... Regardez moi... Regardez moi je vous dit.
Doucement s'incliner comme les autres, avant de se redresser et surtout d'attacher ces cheveux avec un pince, un cadeau d'aiko qu'elle gardait précieusement...

Encore se blocage... Le pinceau en main poser sur la feuille, sans rien pouvoir faire, comme si la feuille était son ennemi qu'elle ne pouvait vaincre... Pourtant la calligraphie comme le dessin est un art, et l'art servait a montré un partie de l'âme qu'on n' a pas le courage de montré, qu'on n'a pas le courage d'avouer... Fermer les yeux et se concentré, trop de bruit, trop de respiration, cela la met mal a l'aise, elle n'aime pas être dans la foule.. enfin ici cela allait encore.. Bien qu'elle sente naitre une certaine nervosité.

Doucement lever son visage pour le poser sur le professeurs, elle avait bien sentit sur elle le regarde de certain autre garçon mais celui la ne la regardait, et si il y a une chose qu'elle déteste bien c'est d'être transparent. Cela fait plusieurs cours qu'elle avait remarquer cela, et c'était légèrement vexant.. Bien il fallait sortir le grand jeu n'est pas...

Délicatement laisser courir son pinceau pour essayer d'exprimer cette envie de se faire remarquer, non non elle ne baisserais pas les bras.. par contre les pan de son kimono pourquoi pas... Ouvrant un peu plus les pan de son vêtements, elle resta assis sur ces genoux jusqu'à ce qu'elle soient seule, avec le professeur..

Bien a présent qu'est ce qu'elle devait faire, doucement se lever pour s'approcher du professeur d'un pas lent silencieux, il semblait tellement concentré...

« Monsieur.. »

La voix de la jeune femme se suspendit doucement, un voix un peu rauque timide, charmeuse, cela faisait longtemps que notre amie avait réussis a faire en sorte que sa voix exprime ce qu'elle voulait... Comme elle avait réussi depuis longtemps a faire semblant d'avoir .. Doucement porter une main a son cœur, avant de se laisser tomber a genoux , le souffle un peu plus court, ces joues devenant blanche... Laissant ces trait se crisper de douleur... Et pourtant faire semblant d'aller bien en souriant doucement au professeur... Logiquement après cela il devrais l'observer la regarder... Ne pas l'oublier, l'oubli était la chose qui faisait le plus peur a notre amie... Peu qu'on l'oublie qu'on ne se souvienne pas d'elle...

Voyons ce que le jeune homme ferais après ce faux malaise... Enfin une chose est sur c'est que son coeur bat vraiment rop ite, comme a chaque fois qu'elle a pour but de séduire quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Les enfants n'ont pas toujours raison... [PV: Ryûko Itoe] Mar 30 Nov - 23:24

Demeure des Lotus en Fleur
Clan Kazama

Une douce odeur de fleur commença à s'élever dans la pièce. Non loin peut-être même à quelques pas de la demeure, les jardinières spécialisées du clan élevaient sur les rosiers leurs douces senteurs, alors que ses yeux, concentrés sur ce papier, tentaient encore de trouver une raison pour laquelle rester en ces lieux. En réalité, il ne pouvait pas partir tant que les élèves ne s'étaient pas tous rendus chez eux et donc n'avaient pas quitté la pièce. Pourtant, là, contrairement au quotidien, une jeune femme était restée. Il savait qui elle était, mais en gardait parfois de discrets souvenirs. Car il était vrai que même si sa mémoire était bonne tout de même, son intérêt pour les gens ne l'était pas, et souvent il avait tendance à en mettre plusieurs de côté sans vraiment s'en rendre compte.
Oui, il se rappelait encore de son nom: Ryûko Itoe... une jeune fille qui avait l'habitude et même la coutume de venir en ces lieux pour ses leçons, et qui avait beaucoup d'intérêts pour tout ce qui touchait du papier et du pinceau. Cela étaient les seules informations qu'il connaissait du jour où elle s'était présentée, car bien évidemment comme tous les autres élèves, elle passait aussi bien sur le papier des murs des demeures. À croire que c'était la première fois qu'il la rencontrait...
Bon en fait, il serait plus juste de dire qu'il n'avait pas relevé le visage mais à entendre la voix qui l'avait appelé, son timbre ainsi que ces mouvements qui s'approchaient discrètement mais sûrement, il fallait bien que ce soit elle. Pourquoi? Doit-on rappeler que le vent du clan reconnaît toute les fleurs à son passage? Comme celui-ci même, Chikage reconnaissait les démarches de chaque personne sur le tatami de son territoire.

« Monsieur.. »


Avait-elle prononcé en s'étant rapprochée.
Peut-être était-elle venue demander conseil pour quelque chose? L'art de la calligraphie était également un art spirituel, et il fallait être à tout prix en osmose avec son être intérieur si on voulait pouvoir exceller dans cet art-là. Par ailleurs, il connaissait également les défauts de chaque personne lorsqu'elle passait le pinceau noir sur le papier blanc, ces défauts qui viennent des sentiments le plus souvent et que l'on appelle le manque de confiance en soi et parfois même la solitude.
Chikage ne releva pas tout de suite la tête, seulement lorsqu'il se fit un silence, et que, sous ses mèches châtain clair, ses yeux ne se rivent doucement sur son corps qui tomba comme une de ces fleurs de cerisier qu'il avait l'habitude de contempler. Oui, l'on aurait vraiment dit ce genre de fleur, à la fois si belle et si fragile, qui tentait de faire tout pour résister à une saison qui n'était pas la sienne. Il s'en serait presque amusé, mais le visage de la jeune femme se teinta de blanc, devenant alors aussi pâle que la poudre.
Il se demandait si c'était sa vision qui lui jouait des tours, mais ce genre de choses pouvaient très bien arriver rapidement avec les femmes. Ah oui, avec Aiko aussi... serait-ce ce que l'on pouvait appeler de malaise? Il ne bougea pas d'un pouce. Il fallait en réalité avouer que d'une part il ne s'inquiétait pas beaucoup pour ça puisqu'il partait du principe que cela partirait assez vite -un peu comme un mal de tête- et que d'autre part les servantes étaient là si jamais il y avait quelque chose. Dans tous les cas il était atteint de cette paresse qui lui était assez reconnaissable et qui faisait partie de sa vie quotidienne lorsqu'il s'agissait d'autrui. Autant dire tout de suite qu'il était hors de question de lui demander de l'aide...
Enfin, la main sur le coeur et tombée à présent à genoux devant lui, elle faisait à présent office de jeune demoiselle en spectacle devant lui. En tout cas ce n'était pas ce qu'il pensa directement mais presque: serait-elle en train d'essayer de lui demander quelque chose qui n'avait rien à voir avec le cours? Il tenta de réfléchir mais elle ne lui laissa pas tellement le temps. Là, devant ses yeux la petite perle était tombée et, assurant qu'elle allait bien finalement de cet air innocent, un sourire qui confirmait tout à la fois.
Ses iris rouge de sang la fixaient sans dire un mot, cette expression impassible toujours aussi visible sur ce visage qui, pourtant, aurait pu illuminer beaucoup d'autre rien qu'avec un sourire. Malheureusement ce n'était pas son cas, et les sourires tout comme les attentions n'étaient pas la chose qu'il ferait quotidiennement, si ce n'est jamais.
Il était sur le point d'ouvrir ses lèvres fines et bien dessinées pour prononcer quelques mots, peut-être ce genre de mots d'espoir qu'aimaient à entendre les demoiselles, peut-être ces mots affreux qui étaient tout le contraire, dans un cas comme dans l'autre la servante coupa la conversation en venant vers le chef de famille et lui prenant son matériel. Il la regarda donc et hocha la tête, lui adressant quelques paroles par rapport au travail et des remerciements pour la débarras. Et voilà, peut-être que la petite fleur aurait été déçue, car même pas quelques secondes plus tard, alors que son regard aurait dû se river sur elle, il se pencha sur sa feuille de présence du jour et l'évalua de long en large:

-Itoe-san... vous venez souvent à ce que je vois.


Confirma-t-il en voyant sa petite liste qui prévenait bien de sa présence.

-J'ai vu vos écritures... il semblerait qu'il y ait une certaine distance entre votre calligraphie et ce que vous ressentez.


Il ne lui adressa pas un regard et continuant à écrire ses remarques, il poursuivit:

-Vous savez bien tout comme moi que l'art de la calligraphie reflète facilement le comportement d'une personne. Seriez-vous déstabilisée ces derniers temps?

Il n'avait pas buté sur la question car il n'y avait pas à le faire. Il aimait être clair, donner le sens de tous ses mots et avoir des réponses claires en retour. Autant ne pas tourner autour du pot avec lui... enfin, devant lui se tenait une jeune demoiselle qui demeurait et qui, du coup, l'empêchait de revenir dans la demeure des Camphriers. Ce n'était pas bien grave, le thé allait bientôt être servi et qu'il soit là ou là-bas ne changeait pas grand chose.
Ah d'ailleurs...
Le doux tintement des petites cloches retentirent légèrement dehors grâce au vent qui s'était levé. Chikage se leva et ouvrit la porte coulissante qui donnait au jardin immense de ce côté: oui, le vent se levait et les feuilles virevoltaient avec. Il tourna le dos lorsqu'une autre servante arriva avec le plateau de thé, s'inclinant au sol avant de servir le maître de maison et la jeune demoiselle -ce qui n'était pas prévu mais qui faisait preuve de respect- , lui adressant alors un grand sourire avant de s'incliner une nouvelle fois et de sortir.
Il resta ainsi pendant un bon moment, debout à regarder le paysage. En face de lui, au fond du petit jardin, la demeure des Cerisiers, celle de son épouse. Des femmes et des hommes entraient et sortaient alors que des cris devaient fuser de partout: encore une crise d'hystérie?... il soupira puis revint s'asseoir à sa place, lui tendant la tasse de thé avec ce regard indifférent:

-Tenez, buvez. Vous vous sentirez peut-être mieux après...


Il prit la sienne et la porta à la bouche, sentant le doux parfum de ces arômes. Il aimait ces parfums, il aimait sentir le thé car cela le calmait et le revitalisait en un instant. Dès lors, il fit encore moins attention à la jeune fille, alors que ses lèvres s'entrouvraient pour s'humecter de ce met délicat...



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